Les prix

 

La Louve applique une majoration fixe de 20 % sur tous les produits, soit un taux plus faible que dans la plupart des autres magasins. Cela permet de prévoir un coût du panier global nettement inférieur au prix du marché, pour des produits identiques ou équivalents en qualité.

Il peut arriver que certains produits proposés à La Louve soient au même prix, voire parfois plus chers que dans d’autres magasins.

Plusieurs raisons :

  • les grandes enseignes peuvent bénéficier de prix d’achat inférieurs ou d’économies d’échelles grâce à leurs volumes et à une certaine pression qu’elles peuvent exercer sur leurs fournisseurs ;
  • le taux de marge pratiqué par les grandes enseignes varie fortement selon les articles. Il est notamment très bas pour les produits de marque très identifiés et fortement prisés par les consommateurs. Gagner la guerre du prix le plus bas sur certains produits permet aux distributeurs d’être considérés par les consommateurs comme l’enseigne la moins chère.
  • il peut s’agir parfois aussi de promotions.

Pour comparer les prix des articles vendus à la Louve avec ceux vendus dans d’autres magasins, rappelons-nous qu’il est important de comparer exactement les mêmes références.

 

Sur certains rayons, La Louve applique un “coefficient de perte” pour compenser les facteurs qui rendent la gestion d’un tel produit plus cher qu’un produit “normal”. Les facteurs les plus communs qui rendent nécessaire l’attribution d’un coefficient de perte sont la qualité périssable du produit en question, les vols et les nombreuses petite chutes des produits dans le rayon vrac. Exemples : il y a un coefficient de 4% ajouté au rayon fruit et légumes, 1% sur les bières à cause des vols.
 

Quelques contraintes à prendre en compte

Pour rappel, il est estimé que l’équipe de salariés, réduite, assure environ 20 % des tâches nécessaires au bon fonctionnement du magasin, le reste est réalisé par les coopérateurs venant effectuer régulièrement leur service.

A la différence de petites boutiques, d’associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap), de groupements d’achats ou autres, La Louve offre une gamme très large de références. Cette grande quantité de produits et le nombre très réduit de salariés (12 salariés dont 10 salariés-acheteurs en 2021) ne nous permet pas, sauf cas particuliers, de traiter en direct avec des producteurs.

Avec 6 000 références en magasin, il n’est pas envisageable d’avoir, par exemple, 400 fournisseurs qui nous fourniraient chacun 15 produits. Cela impliquerait 400 commandes par semaine, 400 livraisons, 400 factures.

Ces livraisons se feraient probablement, qui plus est, par de petits camions à moitié pleins : pas très satisfaisant d’un point de vue environnemental…

On ne pourrait pas imaginer non plus passer les commandes seulement une fois par mois ou par trimestre, car nous serions obligés de commander en quantités telles qu’il nous faudrait probablement multiplier par dix l’espace de réserves que nous avons actuellement.

Chaque fois qu’un fournisseur est ajouté, les enjeux sont soigneusement pesés. Si un fournisseur est ajouté pour livrer chaque semaine 10 références, il faut compter 20 minutes du temps d’un salarié pour passer commande puis réceptionner informatiquement les produits à chaque livraison, puis 15 minutes pour traiter la facture à la fin du mois. Sans compter le virement pour payer la commande. Cela peut sembler peu, mais il faut garder en tête que ce travail ne serait que pour 10 produits sur 6 000 et qu’il faut multiplier ce temps par le nombre de fournisseurs nécessaires pour proposer la gamme complète souhaitée en rayons !

Nous passons donc la plupart de nos commandes chez des grossistes qui peuvent nous livrer chaque semaine sur une, deux, trois palettes ou un ou deux cartons des 100 à 500 références que nous commandons chez chacun d’eux.

Il y a quelques cas pour lesquels nous traitons directement avec les producteurs, toujours pour des raisons bien particulières :

  • forte demande des coopérateurs pour un produit très spécifique : les gourdes Qwetch ou les culottes menstruelles de La Culotte Parisienne par exemple, dont les articles sont vendus uniquement directement par ces deux marques
  • production très locale : les fromages de la Laiterie de la Chapelle
  • spécificité du produit : les fleurs de France, et de saison, de la boutique Désirée
  • pas, ou peu de grossistes existants dans le secteur souhaité : c’est le cas du vin, du pain et de la viande par exemple. Ainsi, nous travaillons directement avec les producteurs de vin, les éleveurs et les fournils.

À ce jour, la coopérative travaille avec environ 60 fournisseurs.